pour le mercredi 9 avril
Le club lecture propose les ouvrages du pris Roblès
"Ce qu'il advint du sauvage blanc " de François Garde
Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu,
tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le
«sauvage blanc».
L'auteur
Inspiré d’une histoire vraie, Ce qu’il advint du sauvage blanc est le premier roman de François Garde.
" Avant le silence des forêts " de Lilyane Beauquel.
Quatre jeunes Allemands de vingt ans partent découvrir le monde, portés par le train de l’histoire : Otto, un peu pitre, Simon, déjà poète, Heinrich, photographe, et Nathan, musicien
virtuose. Quand ils quittent le bourg bavarois où ils ont grandi, leurs désirs affleurent à peine et ils ne connaissent de la vie que cette belle amitié. À leur arrivée, ils comprennent vite vers
quoi on les a envoyés. Nous sommes en 1915, en Lorraine.
Après les charges terrifiantes en première ligne, il faut relever la tête et rester soi. Simon, d’une voix douce, consigne dans ses carnets la chronique de leur accommodement à la
catastrophe, laissant dans l’ombre les stratégies et les dates. Les quatre amis tricotent peu à peu un univers préservé, une musique continue et tenace. Au détour d’un boyau, chacun rêve à ce
qu’il a laissé là-bas. Il y a Anke, la jeune fille restée au pays, l’enfant à naître, les mères en douleur. Et les vestiges des joies de l’enfance, les parfums des pâtisseries joyeuses et du
paysage qui les a vus naître, remplacés maintenant par le tapis des bombes. La réalité des tranchées et la lucidité désenchantée les rendent si proches des Français de l’autre côté…
avec Suzanne BOUQUIN et Irène DUBRULLE.
Les rendez-vous sont donnés les mercredis
11/09, 19/10, 16/11, 21/12 2011
et les 18/01, 15/02, 21/03, 18/04, 16/05, 20/06 2012
de 17H30 à 19H30
à Chambon sur Cisse, salle des Associations.
On s'y retrouve pour parler de livres
qu'on a lus ou que l'on va lire...
Cette année les lectures proposées sont:
en Octobre:
Le retour de Jim Lamar
Lionel
SALAUN
(Liana Lévi)
Jim Lamar, rescapé de la guerre du Vietnam,
rentre chez lui à Stanford, Missouri, après treize années d’absence. Son intention de se réapproprier la ferme familiale, objet de toutes les convoitises, et ses manières d’ermite dérangent
tout le monde sauf Billy, un jeune garçon avec qui se noue une amitié faite de silences et de respect,de confidences et de loyauté.
Jim lui fait découvrir un monde dont il ignore tout, la guerre, la
violence, mais aussi la camaraderie, l’amitié et le sens de l’engagement. Le temps d’un été, Billy va en apprendre bien plus sur les hommes que durant les treize années de sa courte
existence.
Un roman plein d’émotion, écrit avec vigueur et
sensibilité.
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Marie Ann SHAFER & Annie BARROWS
(Poche 10/18)
Janvier 1946.Tandis que Londres se relève
douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale, Juliet Ashton, jeune écrivain, compte ses admirateurs par milliers. Parmi eux, un certain Dawsey, habitant de l'île de Guernesey, qui
évoque au hasard de son courrier l'existence d'un club de lecture au nom étrange : « Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates »… Passionnée par le destin de cette île coupée du
monde, Juliet entame une correspondance intime avec les membres de cette communauté. Et découvre les moyens fantaisistes grâce auxquels ces amis bibliophiles ont résisté à l'invasion et à la
tragédie. Jusqu'au jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey. Pour Juliet, la page d'un nouveau roman vient de s'ouvrir, peut-être aussi celle d'une nouvelle vie…
en Novembre:
Du domaine des murmures
Carole MARTINEZ
(Gallimard)
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la
jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme
est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. […]
Le canapé rouge
Michèle LESBRE
(folio)
Sans
nouvelles de Gyl, la narratrice part sur ses pas. Dans le Transsibérien, à la faveur de ses rencontres, des paysages qui défilent et de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées qui la
renvoient sans cesse à la vieille dame qu'elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l'attendre sur son canapé rouge au fond de l'appartement d'où elle ne sort plus
guère.
Prix Pierre-Mac-Orlan 2007.
En Décembre
Le Turquetto
Metin ARDITI
(Acte Sud)
(...) Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias
Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même. (...)
Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour
hérésie…
Les Oliviers du Négus
Laurent GAUDÉ
(Acte sud)
Un recueil de quatre textes, qui ont pour thème l’Italie, les rapports de quelques personnes avec la
guerre, la mort, la société…
En quatre récits qui ont surgi dans les interstices de ses romans – et où les lecteurs retrouveront toutes les harmoniques de l'oeuvre – Laurent
Gaudé revisite des Enfers qui lui sont essentiels.
PRIX Emmanuel ROBLÈS 2011
C'est une auteure peu bavarde, Hélène
Grémillon, qui a reçu le 21ème Prix Emmanuel Robles cet après-midi pour son premier roman "Le confident".
Extraits de la cérémonie et attribution du prix à voir ici dans ce reportage de la
Nouvelle République 41.
Et là sur le site de Web Tv Culture: les entretiens et tables rondes ainsi que la remise du prix
et l'entretien avec la lauréate...
Prix Emmanuel-Roblès,
prix des lecteurs de Blois-Agglopolys
Les bibliothèques de Blois-Agglopolys organisent
3 rencontres pour débattre des romans de la sélection:
Le vendredi 8 avril 2011 à 18h30 à l'IUT
Le fils / Les vies extraordinaires d'Eugène
Le vendredi 6 mai 2011 à 18h30 à l'IUT
A l'attention de la femme de ménage / Cent seize Chinois et quelques
Le vendredi 27 mai 2011 à 18h30 à l'IUT
Le confident / La secrète mélancolie des marionnettes
Remise du prix Emmanuel-Roblès
Le vendredi 10 juin
à la Halle aux Grains
Au Club Lecture , en 2010-2011 nous avions lu:
En mars :
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse guerre de Sept Ans, sous le règne de Louis XV.
Apolline et Ursule sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s'adonne avec
délices au bonheur de ne rien faire. La famille s'enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s'aperçoit à peine, tandis que son aînée, animée par l'ambition et l'esprit de liberté, n'a qu'une
envie : s'enfuir. Les soeurs se perdent de vue...
"J'aimais la voix traînante de Léa, ses cheveux roux, son incroyable vitalité.
Nous nous comblions, est-ce qu'on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s'ajusteraient parfaitement, mais ne viendraient pas de la même
boîte. Que nous est-il arrivé ? Où sont passées les deux amies perchées sur le tabouret du photomaton ? Il faudrait retourner dans la cabine, glisser une pièce dans la fente pour obtenir la
preuve tangible de cette force qui nous habitait. Au lieu de ça, un rideau se lève, et c'est Léa qui apparaît.
Léa et son nouveau métier, rue Saint-Denis. Léa et ses bras troués. Il n'est pas besoin d'aller très loin, parfois, pour être dans un autre monde. "
Marie Nimier trace, entre souvenirs heureux et combats contre les fantômes, le portrait d'une amitié sans
pareille
en février 2011:
Le 13 mai 1506, un
certain Michelangelo Buonarotti débarque à
Constantinople à la demande du sultan Bajazet qui l'invita à délaisser les travaux du tombeau du pape Jules II pour réaliser le projet du pont de la Corne d'or sur le Bosphore.
Dans cette nouvelle, Tanizaki décrit un huis-clos entre un fils, son père et deux épouses successives portant le même prénom, se ressemblant à s'y méprendre
et ayant avec Tadasu, le fils, une relation qui tient de la maternité puis du charnel (sans qu'il y ait inceste).
Un éloge de la maternité et une réflexion sur l'image de la Femme.
Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois «empereurs», promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de
Rome.
Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane !
Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien - et père de Claude - est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.
Que venait-il faire à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?...
Ce roman - le deuxième de Fred Vargas, qui est archéologue, date de
1987. Il annonce déjà le succès que l'auteur rencontre aujourd'hui.
en janvier 2011:
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise
contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de
l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de
réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se
faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé
par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille.
Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion.
Mathilde délaisse une carrière prometteuse de diplomate pour ouvrir un atelier de reliure
dans un village de Dordogne.
Cuirs, fibres de bois, feuilles d'or et pigments accompagnent désormais le quotidien de la jeune femme qui restaure avec passion et minutie les
ouvrages qu'on lui confie.
Un matin, alors que la pluie bat le pavé de la ruelle, un visiteur franchit le seuil de l'atelier. Un homme d'une beauté renversante et enveloppé
d'un parfum de fougère et de terre fraîche. Celui-ci lui remet un livre ancien pour restauration, et disparaît.
" Un bon relieur est quelqu'un qui ne lit pas ", disait le grand-père de Mathilde. Et pourtant, comment résister à la tentation de plonger dans ce
mystérieux ouvrage relié à l'allemande, offrant des dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant dans sa reliure une liste de noms à l'origine inconnue
?
Cadencé par les vers de Cyrano de Bergerac, La relieuse du gué est un roman façonné pour tous les amoureux du livre.
Née à Auxerre en 1967, Anne Delaflotte Mehdevi grandit en Bourgogne. Elle suit des études en
droit international et diplomatique. Depuis 1993, elle vit à Prague. Elle se lance dans l'apprentissage du métier de relieur et, parallèlement, commence à écrire. La relieuse du gué est son
premier roman.
en décembre :
Lou a 13 ans,
« bientôt quatorze ». Au lycée, cette élève surdouée choisit pour thème de son exposé « La situation des sans-abris ». Cette idée lui est venue à la gare d’Austerlitz, où elle prend
plaisir à regarder les gens. C’est là que Nolwenn, 18 ans, SDF, No pour les intimes, a demandé du feu à Lou. Les deux filles ont sympathisé. Puis se sont séparées. No est restée sur le quai. Lou
est rentrée au chaud
...
Naples, dans l'immédiat après-guerre. Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur de ce livre, vit sous la protection du concierge.
Ce dernier est un homme généreux et très attaché au bien-être du petit garçon puis de l'adolescent. Il passe du temps avec lui, pour parler des années de guerre et de la libération de la ville
par les Napolitains ou pour lui apprendre à jouer aux cartes. Il lui montre comment se rendre utile en effectuant de menus travaux... Mais don Gaetano possède un autre don : il lit dans les
pensées des gens et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par l'image d'une jeune fille entr'aperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d'une partie de football
dans la cour de l'immeuble. Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l'aide de don Gaetano
...
en
novembre:
Inspiré par la vie du père de l’auteur, ce
roman raconte un siècle terminé à travers les progrès de l’aviation.
Quatrième de couverture
« Ils descendaient depuis l’azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur
fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu’à terre. Leur
ventre touchait enfin la surface de l’eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées
et remontaient haut sur le bord des berges. C’était l’été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l’herbe toute brûlée par la chaleur du soleil.
Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. À perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps
recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l’avion heurtait l’eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve
une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d’avant en arrière, basculant sur l’un et puis l’autre de ses flancs, oscillant sur ses deux
flotteurs jusqu’à ce qu’il s’arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d’une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot
étrange mouillant au beau milieu des terres. »
Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. C'est un événement magique qui se prépare -la porte ouverte à de
nouvelles fréquentations parmi la jeunesse dorée de Moscou, la fin des années de terreur, la puissance d'évasion de la musique, la célébrité... Or, non seulement ce concert n'aura pas lieu, mais
Alexeï va devoir fuir de plus en plus loin. Sa vie se jouera désormais sur une partition différente, marquée par l'amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité
des vaincus. Car ce « roman-destin » est d'abord un éloge de l'indomptable force de l'esprit. Et par conséquent une réhabilitation -tout en nuances- de l'homme russe, de sa capacité de résistance
intérieure. Et c'est aussi une histoire pleine d'un charme très profond.
en octobre:
Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus
pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre
leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un
homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est arrêtée. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va
s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le
mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à
côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l' oeil. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières.
Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontrera, il s'énervera contre la 'Crevette' qui occupe le banc
au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là. C'est pourtant le début d'une histoire d'amour assez cocasseentre
deux êtres qui sont tout le contraire l'un de l'autre.